jeudi 22 octobre 2015

Critique de Seul Sur Mars



"Dans l'espace, personne ne vous entend ch***...crier"


Ridley Scott, tu ne m’auras plus.

Il faut dire qu’après un soporifique Cartel et un très moyen Exodus, on pouvait se douter que le dernier des frères Scott était en train de sombrer.
Il est d’ailleurs difficile de comprendre pourquoi le bonhomme de 77 ans enchaîne sur le rythme effréné d’un film par an depuis 2012 alors qu’en vieillissant on est plutôt censé ralentir la cadence dans le but de proposer un boulot toujours inspiré et inspirant. Succomberait-il aux affres de la sénilité ? Le résultat à l’écran le laisse penser.

Pourtant, c’est avec une tonne de critiques positives en tête qu’on se décide tout de même à assister au nouveau "grand film" de Ridley.
Vous lirez donc à plusieurs adresses que Seul sur Mars est un chef-d’œuvre, qu’il est le meilleur film spatial de la décennie et que le film plaît même à la NASA...toutefois, vous ne lirez nulle part à quels montants s’élèvent les pots-de-vin attribués aux critiques ciné pour écrire des âneries pareilles, ça non.

Objectivement, la première partie de l’œuvre a tout pour séduire, l’imagerie est très léchée et les cadrages sont aussi anxiogènes que flatteurs pour nos rétines. La mise en place est rapide et les (maigres) enjeux vite posés : Il faut (encore) sauver le soldat Ryan…pardon, Matt Damon. Celui-ci étant laissé pour mort sur la planète rouge par un équipage déjà sur le retour depuis quelques temps. « Impossible » de faire demi-tour et la prochaine mission part de la planète bleue dans 5 ans. Bref, nous allons assister à la survie du valeureux Matt, alias Mark Watney, jusqu’à l’arrivée providentielle des secours.

Ce qui frappe en premier lieu, c’est le ton léger de Seul sur Mars ; il y a décidément beaucoup d’humour dans ce long-métrage, ce qui apporte de prime abord une certaine fraîcheur à l’ensemble. 
Mark Watney est blagueur et vanne à tour de bras en consignant ses faits et gestes en format vidéo dans son journal de bord. L’aspect ludique de ses péripéties prend vie devant nos yeux ravis et la survie de l’astronaute nous captive jusqu’à ce que les premières incohérences pointent le bout de leur nez. Le spectateur averti glisse doucement de son état amusé à celui de la perplexité quand les réserves d’oxygène de Mark Watney deviennent soudainement illimitées, lui permettant même d’en consommer à foison dans le but, notamment, d’établir un champ de patates autour duquel il ne faut une nouvelle fois pas trop se poser de questions (reste à espérer que tout est mieux expliqué dans le bouquin d'Andy Weir ici adapté…).

Mais le film devient franchement embarrassant quand on finit par se rendre compte qu’il ne s’y passe vraiment pas grand chose et que les ficelles hollywoodiennes deviennent tellement grosses qu’elles masquent totalement l’aspect dramatique du film. Une fois la partie « survival » évacuée - Mark Watney n’a pas l’air de trop mal se débrouiller et ne souffre aucunement de la solitude à l’écran, donc pourquoi s’en soucier ? - tout devient bancal, de la raison de débourser des millions de dollar pour sauver un botaniste au fait que les communications Terre-Mars marchent encore mieux que quand tu chattes avec ta Maman depuis les States alors que la planète rouge se trouve à des centaines de millions de kilomètres d’ici, en passant par une alliance improbable entre Chinois et Américains pour sceller le sort de l’astronaute abandonné.
Ainsi, au bout de son premier acte, le film ne sait clairement plus où donner de la tête, tel un ado en pleine crise identitaire, Seul sur Mars ne parvient plus à choisir s’il doit être sérieux, humoristique ou palpitant et fait dès lors trop de concessions pour plaire à tous et surtout aux Américains, caressés dans le sens du poil jusqu’à l’irritation.

Le tout est bien sûr agrémenté d’un ramassis de clichés tels qu’on en avait plus vu depuis Armageddon (un bon plaisir coupable qui ne pétait pas plus haut que son fondement, lui) ; on pense notamment à la chargée de communication qui prend les mauvaises décisions pour notre héros du moment que l’image publique soit sauve, l’étudiant en astrophysique bordélique qui va trouver LA solution ultime pour la NASA, sans oublier un directeur général tiraillé du début à la fin, gentil mais inutile et enfin un équipage composé de membres qui culpabilisent tellement qu’ils seraient prêts à défier toute autorité et à sacrifier leurs vies (parfaites, évidemment) pour ramener Watney.
Cerise sur le gâteau, on n’en peut décidément plus des scènes d’applaudissements à répétition dans la salle de contrôle du centre spatial, quand elles ne s’étendent pas au monde entier.

Oui, la dernière œuvre de Ridley Scott est lisse comme une peau de marmot, même le personnage principal semble dépourvu de failles ; doté d’un courage sans limite et n’ayant visiblement peur de rien, comment mesurer l’ampleur d’un personnage s’il ne possède pas la moindre faiblesse? N’est-ce point là la base de tout drame relativement bien construit ? Le casting, lui, fait ce qu’il peut pour insuffler de l’émotion à l’ensemble mais l’étincelle ne prend jamais sur les terres arides de Mars.

A l'humble avis de votre serviteur, Seul sur Mars se trouve à des années-lumière des superlatifs lus dans la presse à son sujet. Le cinéaste britannique nous propose des films de plus en plus brouillons et son dernier opus ne fait que confirmer cette tendance ô combien décevante de la part de l’un des plus grands réalisateurs de sa génération. Passer après Interstellar (et/ou Gravity pour ceux qui l'apprécient) n’était décidément pas une sinécure et ce coup dans l’eau martienne ne fait que l’illustrer.

Note : 4/10


Conseillé...
Déconseillé...

     - A ceux qui ont juste envie de poser leur cerveau à l'entrée de la salle pour voir un mec survivre en bousillant la science.

     - A ceux qui aiment les clichés américains vieux de 20 ans.


- A ceux qui ont déjà vu un bon   film spatial, tout simplement.

  



mardi 29 septembre 2015

Critique d'Everest (+ la bande-annonce du prochain DiCaprio)


"Hey Ho, Hey ho..."

L’Everest, le sommet du monde…le « Sommet des dieux » est lui aussi victime depuis de nombreuses années de l’expansion et de la démocratisation de l’alpinisme outrancier. Enfin, démocratisation semble être un grand mot puisqu’en 1996, date de « la tragédie de l’Everest », il vous en coûtait pas moins de 65.000 dollars pour pouvoir vous pavaner sur le toit du monde, y faire votre petit selfie et enfin clamser avant même de rentrer vous faire une fondue au fromage. La belle vie.

Dans l’œuvre filmique de Baltasar Kormákur, deux expéditions touristiques sont ainsi mises sur pied pour fouler les cimes du monde et crier à qui veut l’entendre : « je l’ai fait ! », sauf que…sauf que ce film n’aurait pas lieu d’être sans drame, sans que le rêve d’une vie ne devienne celui d’une âpre survie contre les éléments. 
Dès lors, les choses deviennent intéressantes pour le spectateur venu se repaître de sensations fortes.

Et pourtant ! Everest n’est pas un film spectaculaire au sens hollywoodien du terme, les clichés sont démontés les uns après les autres (exception faite d’un sentimentalisme parfois exacerbé) et l’approche quasi-documentaire de Kormákur laisse pantois. D’accord, les images sont impressionnantes et le personnage principal du long métrage, la montagne, est majestueuse à l’écran, mais la mise en scène met avant tout un véritable point d’honneur à rendre hommage à ces zinzins de l’altitude et à leurs guides qui ont bien du mal à garder tout le monde sous contrôle ; entre rivalités masculines primaires et entêtement  jusqu’à l’inconscience, il faut dire que Rob Hall (Jason Clarke) et sa bande ont eu de quoi s’occuper en grimpant les quelques 8848 mètres népalais. Quand certains se contenteraient d’entonner des chants scouts, nos personnages préfèrent jouer à qui a la plus grosse, chacun son truc.

Mais pourquoi ? Pourquoi s’aventurer là où le corps se meurt à petit feu ? Le film pose la question, laissant place à un silence embarrassé puis apporte quelques réponses convaincantes, aussi convaincantes que ce casting de très bonne facture, emmené par un attachant Jason Clarke, ayant eu la lourde tâche de remplacer Christian Bale au pied levé. 
Cependant, même si chacun a son petit mot à dire, ses petites répliques bien senties et détachées du genre « je suis un bonhomme, l’Everest me fait pas peur et je gère même par -1000°C » (ou pas), on regrettera tout de même que seuls deux des protagonistes, maximum trois si on se veut indulgent, se détachent du lot et ont droit à un développement digne de ce nom. 
Les autres ne sont que des personnages fonctionnels. Mention spéciale aux femmes qui, exceptée l’alpiniste japonaise, sont toutes reléguées au rang de chouineuses de premier ordre.
D’accord, raconter pareille histoire sur 2h demande des sacrifices mais l’équilibre dramaturgique n’est ici pas toujours optimal et l’émotion s’arrêtera aux frissons pour le spectateur aguerri, nourri aux films dramatiques.

Bel hommage global aux victimes de ces expéditions, Everest offre un regard relativement objectif sur ces accros à l’adrénaline qui, une fois leur rêve à portée de main, perdent toute notion des limites de notre espèce. 
La nature, elle, règne en maîtresse et quiconque ose la défier sans en respecter la démesure s’en mordra les doigts ou…ce qu’il en reste.
Les seuls bémols de cette aventure resteront l’absence d’épaisseur de la plupart des personnages, nous empêchant d’être réellement ému pour eux (certains trépassant même de manière risible), la bande son on ne peut plus générique et enfin le manque de plans vraiment forts, dignes des plus grands cinéastes.

Everest fait néanmoins le job et transpire le respect pour ces gens qui n’avaient pas froid aux yeux dont le périple nous glace le sang, nous laissant ressortir de la salle groggy, le stalactite au nez, à la fois fascinés et abattus par ce spectacle impitoyable. En cela, Baltasar Kormákur surprend et reste certainement un réalisateur à suivre de près.

Note : 7,5/10


Conseillé...
Déconseillé...

     - Aux amateurs de dépaysement.

     - A ceux qui aiment l'approche réaliste, quasi-documentaire d'un sujet.
  


- A ceux qui attendent du grand spectacle.

     - A ceux qui passent une mauvaise soirée en l'absence d'happy ending.



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Je ne peux vous laisser sans avoir partagé la toute neuve et renversante bande-annonce d'un autre film qui semble très dur avec le spectateur, j'ai nommé The Revenant, la nouvelle mouture d'Alejandro Gonzalez Inarritu (Birdman), avec l'inarrêtable Leonardo DiCaprio et le non moins talentueux Tom Hardy. Ames sensibles, s'abstenir...
Sortie belge prévue en janvier 2016, sortie française en février 2016.






samedi 12 septembre 2015

L'avis des autres

Court-métrage réalisé par Clément Bastie et votre serviteur.




Donnez-nous votre avis ;).



mercredi 12 août 2015

Critique du Petit Prince


"S'il vous plaît, dessine moi un mouton."
*Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir*


Comment ne pas être intrigué par ce projet atypique qu’est l’adaptation du Petit Prince ? Best-seller parmi les best-sellers, le chef-d’œuvre mondialement reconnu d’Antoine de Saint-Exupéry a longtemps fait partie de ces romans inadaptables en véritable long-métrage. 
Mais c’était sans compter sur la ténacité de l’équipe française d’Onyx Film qui aura mis pas moins de 9 ans à adapter cette fable universelle, une composante temporelle étroitement liée aux difficultés à rassembler le budget et les idées nécessaires à la mise sur pied d’un film d’1h46, finalement réalisé par le talentueux cinéaste Mark Osborne (Kung Fu Panda).

C’est donc sous un angle tout neuf que Le Petit Prince est abordé ici puisqu’il s’agit d’une histoire dans une histoire…celle d’une petite fille dont le quotidien est dirigé par une mère obsédée par la perfection, voulant faire de son rejeton une personne parfaitement parfaite, menaçant sans même s’en rendre compte ce qu’il y a de plus fondateur dans une vie : l’enfance.
Cependant, la rencontre de son nouveau voisin, un vieil aviateur excentrique, viendra chambouler le quotidien de cette gamine qui, au fond, ne demande qu'à rêver.

Et c'est là que les scénaristes se permettent une astucieuse mise en abyme puisque le vieux bonhomme n'est autre que la représentation animée de Saint-Exupéry,  son rôle étant de faire découvrir à l'enfant l'histoire du Petit Prince et de l'emporter dans son monde fait de rêve et de poésie, l'éloignant ainsi de ce monde d'adultes d'une austérité anxiogène.

A l'écran, la différence entre réel et imaginaire s'étend jusqu'à l'utilisation de deux techniques d'animations complètement différentes; ainsi, Le Petit Prince nous est narré sous forme d'un conte en « papier mâché », dont le rendu sublime doit tout à la fascinante technique de la stop motion qui rend pleinement justice au formidable roman adapté ici.
Le corps du film, lui, prend vie sous forme d'images de synthèse plus classiques qui, sans être mémorables, demeurent efficaces. Ne perdons pas de vue que, si un budget de 60 millions de dollars paraît colossal pour une production franco-américaine, c'est tout de même trois fois moins que le dernier Pixar !
Il convient dès lors de se demander si Mark Osborne n'aurait pas dû optimiser l’utilisation de son budget en prenant la voie du long-métrage en 2D, entrecoupé de ces magnifiques phases en « papier maché », pour un résultat peut-être plus homogène en terme de qualités visuelles, qui sait… mais il faut (hélas ?) toujours composer avec les impératifs des studios qui se doivent de nourrir nos chères têtes blondes aux technologies dernier cri.

Quoi qu'il en soit, la magie opère pendant les deux premiers tiers du film, les thématiques liées au refus d'oublier la candeur de l'enfance ne révolutionneront certes pas le Cinéma mais sont abordées avec justesse et émotion, bien aidées par un casting vocal en grande forme (mention spéciale à André Dussollier) et un rythme agréable, Mark Osborne se permettant de distiller dans son récit quelques touches d'humour qui raviront à la fois petits et grands.

Le dernier tiers du film a par contre de quoi laisser songeur, voire perplexe; jouant la carte du risque narratif, le metteur en scène se détourne du récit originel pour nous proposer une suite aux aventures du Petit Prince, une fin de parcours audacieuse qui ne manquera certainement pas de fâcher les puristes mais qui aura au moins le mérite de pousser un peu plus loin encore les questions abordées par le conte dans sa version papier (mâché ou non) et font finalement de cette oeuvre un objet personnel, avec une interprétation propre à son réalisateur (made in Hollywood), qui prend une tournure d'aventure à l'américaine un poil trop mainstream sans cependant piétiner toute la poésie initiée par « Saint-Ex » puisqu'il s'agit au contraire de la faire revivre dans le coeur de chacun.

Bref, Le Petit Prince est un très bon film d'animation. On ne saura jamais s'il aurait reçu l’approbation de son mystérieux auteur-aviateur mais on en ressort avec le sourire et le sentiment que le pari (osé) est globalement réussi. 

Un aspect visuel plus léché ainsi qu'une fin moins proche des standards hollywoodiens aurait certainement permis à Mark Osborne de tenir là son chef-d'oeuvre mais ce voyage pétri de nobles intentions fait tout de même mouche et l'enfant en nous se prend à rêver d'un monde arraché à sa tristesse par la puissance créatrice de l'imagination et le refus catégorique d'entrer dans des cases toutes faites, des cases devenues...des cages.

Note : 8/10


Conseillé...
Déconseillé...

     - Aux petits et aux grands (enfants :).

     - Aux amateurs d'animation en stop motion.
  


- Aux puristes hardcore.

     - A ceux qui ne voient bien qu'avec les yeux... ;)




jeudi 2 juillet 2015

Critique de Vice-Versa



2010 semble avoir marqué un tournant pour Pixar puisqu'après la sortie de Toy Story 3, plus aucun grand film n'est sorti du chapeau de ces magiciens de l'animation, comme si l'ampoule de la lampe bondissante, mascotte du studio, s'éteignait petit à petit. Il faut dire que Cars 2 reste à ce jour la pire suite made in Pixar et que Rebelle et Monstres Academy sont sympathiques mais pas inoubliables.

C'est alors que revint Pete Docter sur le devant de la scène, l'homme derrière Monstres et Cie et Là-Haut, excusez du peu.
Le gaillard qui avait déjà exploré l'enfance et les vertus (mais aussi les désillusions) de l'innocence de fort belle manière dans ses deux réalisations, décide cette fois d'y aller sans aucune concession: « et si nous explorions l'esprit d'une gamine en perte de repères? ».
L'idée est lancée, le concept est d'une richesse inégalable au vu de la complexité de l'esprit humain mais Docter décide rapidement de canaliser ce projet casse-gueule en se focalisant sur les émotions, et plus précisément 5 d'entre elles: la joie, la tristesse, la colère, le dégoût et la peur qui se matérialiseront en autant de personnages hauts en couleurs à l'écran.

Riley, le personnage principal de Vice-Versa, est donc une petite fille à qui tout sourit: elle est adorée de ses parents, aimée de ses ami(e)s et est épanouie dans tout ce qu'elle fait, jusqu'au jour où un changement dans sa vie va complètement chambouler ses émotions
Et c'est là que, après une introduction nous exposant rapidement le fonctionnement du quartier général émotionnel en jouant principalement la carte de l'humour (on n'est pas dans «Il était une fois la Vie» non plus) le film prend une tournure étonnante et de plus en plus dynamique, jonglant avec brio entre la dure réalité de Riley et le « joyeux » capharnaüm se déroulant dans sa tête en ces moments de désolation chronique.

Vice-Versa devient dès lors un véritable rollercoaster des émotions, nous transportant dans diverses zones de l'esprit telles que le labyrinthe de la mémoire à long terme, le studio des rêves ou le cachot du subconscient pour devenir un émerveillement de tous les instants.

Le film au rythme impeccable brille d'une inventivité omniprésente, alternant tranches de rire et mélancolie pure, il est une ode au lâcher prise, à la fin de l'enfance et à l'acceptation de la tristesse comme élément faisant partie intégrante de notre vie. Pete Docter livre une oeuvre paradoxalement abstraite pour toucher au réalisme du ressenti, comme c'était le cas avec Là-Haut qui, sous ses airs de film d'aventure, nous parlait du deuil, un sentiment cruel et pourtant universel, de ceux qui sont trop souvent boudés par les dictats d'une industrie de l'animation positiviste à tout prix.

Aussi, si Vice-Versa plaira sans doute aux enfants de par son univers coloré et désopilant, il parlera d'autant plus aux adultes par le biais de ses thématiques qui les ramèneront à l'enfance dans tout ce qu'elle a de plus exaltant et fondateur mais surtout...éphémère.

Ainsi, fort de son montage alterné entre réalité et psyché d'une précision digne d'un Inception, appuyé par une bande originale d'un Michael Giacchino très inspiré (les fans de Lost ne manqueront pas de repenser à leur série fétiche à l'écoute du joli thème final) et nous laissant sur notre faim dès l'apparition du générique tant on reprendrait bien encore une part de ce bonheur cinématographique, Vice-Versa est le nouveau chef-d'oeuvre de Pixar, celui qu'on n'attendait plus et d'une qualité qu'on n'est probablement pas près de revoir étant donné la ribambelle de suites (Le Monde de Némo 2, Toy Story 4, Les Indestructibles 2) que prépare actuellement le studio en marge du Voyage d'Arlo aux attributs visuels pour le moins discutables.

Bref, en attendant impatiemment le retour de Pete aux commandes, on est déjà tenté de lui demander : « quoi de neuf, Docter? »

Note : 10/10


Conseillé...
Déconseillé...

      A tout le monde sauf...
  


      ...A ceux qui ne possèdent pas les 5 émotions.


samedi 6 juin 2015

3 bandes-annonces à ne pas manquer.


Philippe Petit et Joseph Gordon-Levitt sur le tournage de The Walk.


Aucune envie de vous enfermer au ciné en ces magnifiques journées ensoleillées?
Ca tombe bien puisque les meilleurs films de l'année semblent avoir choisi l'automne pour envahir nos salles obscures.

A commencer par Everest réalisé par l'Islandais Baltasar Kormàkur et comptant dans ses rangs Jake Gyllenhaal, Josh Brolin, Jason Clarke et Keira Knightley; ce long métrage d'ores et déjà époustouflant visuellement nous entraînera dans le sillage de deux expéditions ayant pour but de gravir le plus haut sommet du monde. Un périple qui, selon l'histoire vraie, a tourné au fiasco et devint une lutte âpre pour survivre
A quel point? Réponse le 23 septembre sur grand écran.






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Poursuivons avec le second événement cinématographique de cet automne, j'ai nommé la sortie de The Walk du grand Robert Zemeckis. Basé sur l'extraordinaire histoire de Philippe Petit, funambule de l'impossible qui s'était mis en tête cette idée complètement folle de traverser sur un câble l'espace séparant les Twin Towers.
Joseph Gordon-Levitt portera tout le poids de ce beau rôle sur ses épaules de tout grand acteur en devenir (il est d'ailleurs amusant de l'entendre s'exprimer avec un accent français plutôt crédible). Il est accompagné de Charlotte Le Bon, Ben Kingsley et James Badge Dale
Sortie vertigineuse le 30 septembre.





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Et terminons par la nouvelle sortie de Tonton Steven, avec en guise d'acteur principal le vieillissant mais toujours bouleversant Tom Hanks
Le Pont des Espions marque la 4ème collaboration entre ces deux géants du Cinéma et nous racontera la passionnante histoire (vraie aussi, décidément...) de James Donovan, un avocat chargé par la CIA de négocier la libération d'un pilote d'avion américain capturé sur le sol russe en pleine Guerre Froide. Une intrigue que l'on espère aussi nuancée, subtile et captivante que le brillant Munich de Spielberg.
Sortie haletante le 21 octobre en Belgique, le 28 octobre en France.





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